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Avis détaillé

Omnichord OM-108 : notre avis sur la réédition

Le Suzuki OM-108 ressuscite l’omnichord de 1981 : des boutons d’accords sous une main, une plaque tactile à gratter sous l’autre. On a lu sa fiche et on l’a comparé à ses voisins de vitrine, stock faible compris.

Par Solène Marchetti, mis à jour le 4 novembre 2026

Suzuki Omnichord OM-108

Suzuki Omnichord OM-108

Pour chanter et s’accompagner d’accords tout faits

Boutons d’accords
38, 108 accords annoncés
Rythmes
10, de Rock 1 à Valse
Sorties
ligne mono, casque, MIDI OUT
Taille et poids
45,7 × 25 × 5,2 cm, 1,2 kg

4,3/5 sur Amazon, 26 avis

Voir sur Amazon

Site indépendant, sans lien avec Suzuki, Meloclub ni Dubreq : ni officiel, ni revendeur agréé. Omnichord et Stylophone sont des marques de leurs titulaires, citées ici pour désigner les vrais produits.

L’omnichord face aux autres instruments à accords

8,4sur 10, notre note

  • Plaisir de jeu 9,2
  • Sons 8,5
  • Prise en main 8,6
  • Connectique 7,4
  • Disponibilité 6,5

Un omnichord se joue avec deux mains qui ne font pas la même chose : la gauche appuie sur un bouton d’accord, la droite gratte une plaque tactile comme on gratterait des cordes. Suzuki l’a lancé en 1981, et l’OM-108 de cette page en est la réédition annoncée en 2024.

Pour le situer, on le compare à deux voisins de notre cabinet : le Stylophone, qui se joue au stylet, et l’Otamatone, qui se joue en glissant le doigt le long d’une tige. Aucun des deux ne propose d’accords ni de rythmes intégrés.

ModèlePour quiNoteOù le voir
Suzuki Omnichord OM-108Pour chanter et s’accompagner d’accords tout faits4,3/5Amazon
Stylophone Original S1Pour jouer au stylet, avec entrée MP34,5/5Amazon
Otamatone Regular blancPour jouer d’une main, enfant ou adulte4,2/5Amazon

Le tableau se trie par colonne. Des trois, l’omnichord est le seul à réunir accords, rythmes et plaque dans le même boîtier : c’est un instrument d’accompagnement autant que de mélodie.

Ce qui distingue un omnichord de ses voisins

Le Stylophone et l’Otamatone jouent une seule note à la fois : ce sont des instruments de mélodie. Un omnichord joue des accords entiers, avec une boîte à rythmes derrière, et libère donc la voix ou la guitare d’un autre musicien.

C’est aussi le plus encombrant des trois : il demande une table ou des genoux, là où les deux autres se glissent dans une poche ou un sac. On gagne en possibilités ce qu’on perd en portabilité.

Ce que l’omnichord n’est pas

Ce n’est ni un clavier ni un piano numérique : la plaque ne joue pas n’importe quelle note, seulement celles de l’accord choisi. Ce n’est pas non plus une autoharpe, même si le geste de gratter rappelle cette cithare à cordes bien réelles.

Ce qu’on a comparé sur l’omnichord : la prise en main

D’après la fiche et le principe de l’instrument, la prise en main de l’omnichord tient en une phrase : un bouton pour l’accord, un doigt sur la plaque, et la musique sort aussitôt. Aucune gamme à apprendre, aucune partition à déchiffrer.

Sur un même accord, une plaque de ce genre invite à trois gestes : gratter lentement vers le haut, vers le bas, ou balayer d’un bout à l’autre. Chacun change la couleur de l’accord, ce qui explique notre note de plaisir de jeu, la plus haute de la grille.

Ce que l’omnichord promet d’emblée

  • un accord juste dès le premier appui, sans fausse note possible sur la plaque ;
  • un balayage qui sonne comme une harpe ou une guitare selon le son choisi ;
  • un accompagnement rythmique qui tourne pendant qu’on joue des deux mains ;
  • un plaisir immédiat pour quelqu’un qui n’a jamais touché un instrument.

Ce qui demande de l’entraînement avec un omnichord

Changer d’accord en rythme tout en grattant réclame de la coordination : la main gauche saute d’un bouton à l’autre pendant que la droite ne s’arrête pas. Cela s’acquiert avec quelques morceaux simples, pas en quelques minutes.

Le clavier de mélodie de 20 touches se joue plus volontiers à l’oreille qu’à la lecture. L’instrument récompense la patience, mais il ne l’exige pas dès la première note.

Un premier morceau avec trois accords

Pour s’y mettre, on choisit un rythme lent, un son rond pour la plaque et trois accords voisins sur la grille. On gratte une fois par temps, puis deux, puis on laisse la boîte à rythmes porter le tempo.

Sur le papier, c’est ce qui explique que l’omnichord ait trouvé son public : trois accords suffisent pour accompagner une chanson connue, ce que peu d’instruments permettent aussi vite.

Fiche technique de l’omnichord OM-108

Voici ce que la fiche publique annonce pour cet omnichord, sans rien y ajouter. Dimensions et poids sont ceux de la fiche, convertis en centimètres et en kilos.

CaractéristiqueCe qui est annoncé
Boutons d’accords38 boutons, 108 accords annoncés
Plaque tactile4 octaves, 10 sons de plaque annoncés
Rythmes10, de Rock 1 à Valse
Clavier de mélodie20 touches, avec décalage d’octave
Sonscircuits omni1 et omni2 des modèles analogiques, plus des sons numériques
Sortiesligne mono, casque en mini-jack stéréo, MIDI OUT
Alimentationpiles, adaptateur secteur en option
Taille et poids45,7 × 25 × 5,2 cm, 1,2 kg
Un sac de transport, un petit instrument à accords de couleur crème et un adaptateur secteur, sur une table d’atelier.
Un sac de transport, un petit instrument à accords de couleur crème et un adaptateur secteur, sur une table d’atelier.

À 1,2 kg et un peu plus de 5 cm d’épaisseur, l’omnichord se glisse sur les genoux ou sur une étagère de bibliothèque. Les sorties sont complètes pour la scène, mais le MIDI se limite à une sortie : on pilote d’autres machines, on ne se laisse pas piloter.

Ce que la fiche dit de la connectique

Sur l’omnichord, la sortie ligne est mono : si l’on enregistre, on obtient un seul canal, que l’on peut élargir ensuite. La prise casque, elle, est stéréo en mini-jack, pratique pour jouer sans déranger le voisinage.

Cette connectique explique la note de 7,4 pour un omnichord : elle couvre l’essentiel pour jouer, enregistrer une piste et piloter un synthé, sans offrir l’entrée MIDI ni la souplesse d’un instrument de studio.

Plaque, accords, rythmes, sons : le fond de l’omnichord

Quatre éléments font tout le caractère de l’instrument. On les passe en revue un par un avant de les mélanger.

  • la plaque tactile de 4 octaves ;
  • les 38 boutons d’accords ;
  • les 10 rythmes intégrés ;
  • les circuits omni1 et omni2, avec les sons numériques.

La plaque à gratter de l’omnichord

La plaque tactile couvre 4 octaves et reste muette tant qu’aucun accord n’est choisi. Dès qu’un bouton est enfoncé, chaque « corde » touchée joue une note de cet accord, ce qui explique qu’on ne fasse jamais de fausse note.

Sur la plaque, la vitesse du geste décide du résultat. Un doigt lent donne des arpèges, une main qui balaie donne un tapis sonore, et deux doigts décalés font sonner l’accord en cascade.

Les 38 boutons et leurs 108 accords annoncés

Les boutons d’accords forment une grille qu’on apprend avec la main gauche, comme la basse d’un accordéon. La fiche annonce 108 accords au total, obtenus en pressant un à trois boutons.

Pour jouer une chanson simple, trois ou quatre accords suffisent. C’est là que l’omnichord est le plus convaincant : il accompagne le chant.

Les dix rythmes de l’omnichord, de Rock 1 à Valse

Dix rythmes tournent derrière le jeu : Rock 1, Rock 2, Slow Rock, Country, Swing, Disco, Hip Hop, Funk, Bossa Nova et Valse. Ils sont assez variés pour passer d’une ballade à un morceau dansant sans changer de machine.

Ces rythmes donnent un cadre au jeu : avec une boîte à rythmes qui tourne, même un accord tenu sonne comme un morceau.

Omni1, omni2 et les sons numériques

Cet instrument embarque deux circuits, omni1 et omni2, repris des modèles analogiques, et les loge à côté de sons numériques. La plaque propose dix sons annoncés, du plus rond au plus brillant.

C’est la partie la plus personnelle de la machine : on retrouve le grain d’époque sans renoncer à la précision des sons actuels.

Le clavier de mélodie de 20 touches

Sur l’omnichord, le clavier de mélodie sert aux lignes de chant et aux solos courts, avec un décalage d’octave pour monter ou descendre sans changer de main. Il reste modeste, mais il complète le dispositif sans le compliquer.

Jouer l’omnichord avec une voix ou une guitare

Posé devant un chanteur, l’omnichord tient le rôle d’un petit orchestre : les accords en main gauche, la plaque en arpèges, une boîte à rythmes qui ne se fatigue pas. Avec une guitare, il laisse la place au solo et marque le tempo.

Pour répéter, il suffit de le poser sur une table et de le brancher sur une enceinte de bureau. Pour une scène, la sortie ligne mono suffit à l’envoyer dans une sono sans adaptateur compliqué.

De 1981 à l’OM-108 : ce que la réédition garde de l’omnichord d’origine

Suzuki a lancé l’omnichord en 1981, au moment où les synthés cherchaient à devenir simples. Le principe, des accords sous la main gauche et une plaque sous la droite, n’a pas changé depuis.

La réédition de l’omnichord, annoncée en 2024, garde ce principe et reprend les circuits omni1 et omni2 des modèles analogiques. Elle y associe ce qu’un instrument d’aujourd’hui attend : une sortie MIDI, une prise casque et des sons numériques.

Ce qui est resté

  • la plaque à gratter comme geste central de l’omnichord ;
  • des accords rangés sur des boutons, jouables sans solfège ;
  • un esprit d’instrument d’accompagnement plus que de virtuose.

Ce qui a changé

Cet omnichord est plus léger qu’on ne l’imagine, avec ses 1,2 kg, et il propose une connectique moderne. Les anciens modèles, eux, ne se rangent pas dans le sac OGB-108, taillé pour la réédition.

Pour qui l’omnichord, et pour qui pas

Cet instrument s’adresse à ceux qui veulent accompagner une voix ou composer une trame sans passer par un clavier complet. Il se range dans la même famille d’idées que l’autoharpe, mais en électronique.

Il plaira à

  • ceux qui chantent et cherchent un accompagnement immédiat ;
  • les curieux d’électronique qui aiment un son d’époque réédité ;
  • les musiciens qui veulent une idée rapide à enregistrer en ligne ou en MIDI.

Il décevra

  • ceux qui cherchent un synthé polyvalent : ici, la plaque et les accords font tout le jeu ;
  • les studios qui demandent une entrée MIDI, car il n’a que la sortie ;
  • ceux qui ne veulent pas d’un instrument dont le stock reste faible.

Pour jouer sans toucher d’instrument du tout, la famille des thérémines offre un autre type de jeu, très différent d’un omnichord.

Stock faible : acheter un omnichord sans se tromper

Sur Amazon, l’omnichord OM-108 est signalé en stock faible : la disponibilité varie d’un jour à l’autre. Vérifiez-la avant de décider, et regardez qui vend et qui expédie.

Ce qu’on vérifie avant de commander

  • la référence OM-108 sur la fiche, pour ne pas acheter un autre modèle ;
  • la mention neuf ou occasion, et l’état annoncé ;
  • le nom du vendeur et de l’expéditeur ;
  • la durée de retour, au cas où l’instrument ne convient pas.

Méfiez-vous des vendeurs tiers qui affichent le même nom : un omnichord rare attire les annonces approximatives. Si une fiche paraît floue, on passe son chemin.

Le sac OGB-108, en stock faible lui aussi

Le sac est fait pour ce modèle : bandoulière, place pour l’adaptateur et le câble. On le choisit si l’omnichord voyage, sinon on peut s’en passer.

Suzuki Omnichord OGB-108 sac de transportPour emporter l’OM-108 avec son adaptateur

Voir sur Amazon

Avant de commander un omnichord, on peut faire la main sur la plaque à jouer dans le navigateur : l’outil n’est pas un instrument de Suzuki, mais le geste est le même.

Verdict sur l’omnichord OM-108 : 8,4 sur 10

L’OM-108 mérite son 8,4 sur 10 par le plaisir de jeu (9,2), des sons riches (8,5) et une prise en main rapide (8,6). Il perd des points sur la connectique (7,4), limitée à une sortie MIDI, et sur la disponibilité (6,5).

Si le stock le permet, on le conseillerait à qui veut accompagner sa voix ou composer des trames. Pour le reste de notre cabinet, on repart vers l’accueil des instruments insolites.

Suzuki Omnichord OM-108Pour chanter et s’accompagner d’accords tout faits

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Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un omnichord ?

C’est un instrument électronique lancé par Suzuki en 1981. Une main choisit l’accord sur des boutons, l’autre gratte une plaque tactile qui joue les notes de cet accord, avec un accompagnement rythmique intégré.

L’OM-108 est-il le même instrument que celui de 1981 ?

Non, c’est une réédition annoncée en 2024. Elle reprend les circuits omni1 et omni2 des modèles analogiques et y associe des sons numériques, une sortie MIDI et un clavier de mélodie de 20 touches.

Faut-il savoir lire la musique pour jouer ?

Non. Les accords sont rangés sur des boutons et la plaque ne joue que des notes qui vont avec eux. Un omnichord donne un résultat musical dès le premier essai, l’entraînement sert surtout à changer d’accord en rythme.

Peut-on le brancher à un casque ou à une enceinte ?

Oui. La fiche annonce une sortie ligne mono pour une enceinte ou une table de mixage, et une prise casque en mini-jack stéréo. Une sortie MIDI OUT permet aussi de piloter un autre instrument.

Marche-t-il sur piles ?

Oui, il fonctionne sur piles, ce qui permet de le jouer debout ou en voyage. L’adaptateur secteur existe, mais il se vend en option : on le vérifie avant de commander.

Existe-t-il un sac de transport ?

Oui, le Suzuki OGB-108 est fait pour ce modèle : bandoulière, place pour l’adaptateur et le câble. Il ne convient pas aux anciens modèles, de forme différente.

Peut-on essayer avant d’acheter ?

On peut au moins se faire la main sur une plaque à gratter dans le navigateur. Celle de ce site est une synthèse maison, elle ne ressemble pas à un omnichord, mais elle donne le geste et l’idée des accords.