Quatre éléments font tout le caractère de l’instrument. On les passe en revue un par un avant de les mélanger.
- la plaque tactile de 4 octaves ;
- les 38 boutons d’accords ;
- les 10 rythmes intégrés ;
- les circuits omni1 et omni2, avec les sons numériques.
La plaque à gratter de l’omnichord
La plaque tactile couvre 4 octaves et reste muette tant qu’aucun accord n’est choisi. Dès qu’un bouton est enfoncé, chaque « corde » touchée joue une note de cet accord, ce qui explique qu’on ne fasse jamais de fausse note.
Sur la plaque, la vitesse du geste décide du résultat. Un doigt lent donne des arpèges, une main qui balaie donne un tapis sonore, et deux doigts décalés font sonner l’accord en cascade.
Les 38 boutons et leurs 108 accords annoncés
Les boutons d’accords forment une grille qu’on apprend avec la main gauche, comme la basse d’un accordéon. La fiche annonce 108 accords au total, obtenus en pressant un à trois boutons.
Pour jouer une chanson simple, trois ou quatre accords suffisent. C’est là que l’omnichord est le plus convaincant : il accompagne le chant.
Les dix rythmes de l’omnichord, de Rock 1 à Valse
Dix rythmes tournent derrière le jeu : Rock 1, Rock 2, Slow Rock, Country, Swing, Disco, Hip Hop, Funk, Bossa Nova et Valse. Ils sont assez variés pour passer d’une ballade à un morceau dansant sans changer de machine.
Ces rythmes donnent un cadre au jeu : avec une boîte à rythmes qui tourne, même un accord tenu sonne comme un morceau.
Omni1, omni2 et les sons numériques
Cet instrument embarque deux circuits, omni1 et omni2, repris des modèles analogiques, et les loge à côté de sons numériques. La plaque propose dix sons annoncés, du plus rond au plus brillant.
C’est la partie la plus personnelle de la machine : on retrouve le grain d’époque sans renoncer à la précision des sons actuels.
Le clavier de mélodie de 20 touches
Sur l’omnichord, le clavier de mélodie sert aux lignes de chant et aux solos courts, avec un décalage d’octave pour monter ou descendre sans changer de main. Il reste modeste, mais il complète le dispositif sans le compliquer.
Jouer l’omnichord avec une voix ou une guitare
Posé devant un chanteur, l’omnichord tient le rôle d’un petit orchestre : les accords en main gauche, la plaque en arpèges, une boîte à rythmes qui ne se fatigue pas. Avec une guitare, il laisse la place au solo et marque le tempo.
Pour répéter, il suffit de le poser sur une table et de le brancher sur une enceinte de bureau. Pour une scène, la sortie ligne mono suffit à l’envoyer dans une sono sans adaptateur compliqué.